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4/4 Les primevères d’été

Lorsque les P. polyanthus terminent leur floraison, c’est le début pour les primevères qui nous viennent d’Asie ou des Alpes. On les surnomme souvent primevères candélabres car leur floraison s’étage sur plusieurs niveaux, parfois jusqu’à 5. Un véritable feu d’artifice. Que ce soit, la Primula pulverulenta

Primula pulverulenta (15/06/2017)

La primula alpicola alba toute en délicatesse

Primula alpicola alba (29/06/2017)

ou mauve

Primula alpicola (29/06/2017)

Fin juin, explosent aussi les P. beesiana alba

Primula beesiana alba (30/06/2017)

ou fuchsia

Primula beesiana « fuschia » (15/06/2016)

Les Primula florindae émerveillent aussi notre regard avec leurs hampes florales si hautes, la plus grande des primevères

Primula florindae (30/06/2017)

Et l’été se termine avec le commencement de la floraison de la Primula glomerata, qui ne cessera de fleurir qu’avec la première neige. Son allure globulaire n’est pas sans rappeler la boule de la première primevère printanière, la P. denticulata.

Primula glomerata (26/08/2016)

La boucle est bouclée, il est temps de commencer à regarder les catalogues de graines… de primevères pour préparer la prochaine saison.

Dernière minute :
Malgré tous nos efforts, les P. très respectueuses que sont les auricula et les sieboldii, ont refusé de partager leur vécu avec les pauvresses de cette série d’articles (c’est le terme utilisé dans leur communiqué). Il a été convenu qu’un prochain numéro fera toute la lumière sur ces illuminées.

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3/4 Quelques primevères pour sortir du rang

Mais voilà, on digresse, on s’épivarde, on ne sait plus où poser l’œil, et on en oublie, la première des primevères, celle qui éblouit alors que les crocus commencent à peine à faner, la délicieuse Primula denticulata, sa floraison sphérique est féerique, en blanc, rose ou violacée,

Primula denticulata ‘Blue Selection’ (16/05/2016)
Primula denticula ‘Ruby’ (17/05/2015)
Primula denticulata var. alba (09/05/2017)

Et, revenons aux polyanthus, s’il faut en finir, ce sera avec celle qui m’a fait devenir complètement accro, P. ‘Green Lace’. On aime sa fleur verte ou pas. Si on aime, on est chanceux, car elle est une des primevères les plus florifères.

Primula ‘Green Lace’ (18/06/2015)

Parmi les jolis coucous, il y a P. urumiensis

Primula urumiensis (31/05/2015)

Et les rares canadiennes, P. laurentiana  ou P. mistassinica  pour votre jardin alpin, tellement délicates.

Primula laurentiana (31/05/2015)

Primula mistassinica (21/05/2015)

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2/4 Mon Top 5 (et demi et quelques) des Primevères polyanthus

Bien avant, nos ancêtres, ou du moins leurs contemporains anglais, savaient déjà que les différents types de primevères pouvaient s’hybrider sans trop de difficultés. Tellement qu’ils ont réussi à créer une nouvelle « espèce », la primevère polyantha, un mélange de plusieurs espèces européennes qui donna une fleur plus grosse et surtout déclinée en de multiples couleurs.

Il est tellement difficile de choisir parmi les P. polyanthus simples, alors, parmi les dizaines dignes d’intérêt, voici mon Top 5 (et six) :

  • #1 P. polyanthus ‘Paris’90’, parce qu’un vrai bleu clair est rare. Attention, en semis, peu de rejetons sont aussi beaux que le standard. Les âmes sensibles devront faire une stricte sélection.

    Primula polyanthus ‘Barnhaven Paris ’90’ (19/05/2017)
  • #1 bis P. polyanthus ‘Striped Victorians’ aussi délicate que Paris ’90, mais les rayures sont décadentes, n’est-il pas?
    Primula polyanthus ‘Striped Victorians’ (25/05/2017)

    Primula polyanthus ‘Striped Victorians’ (25/05/2017)
  • #2 P. polyanthus ‘Silver Laced’, parce que, malgré sa petite dimension, elle est une explosion de joie. On lui fera un écrin avec des grosses jaunes comme les ‘Crescendo Golden’ pour la mettre en valeur.

    Primula polyanthus ‘Silver Laced’ (27/05/2017)
  • #3 P. polyanthus ‘Venetian Cowichan’. Pourquoi choisir la ‘Venetian’, plutôt que la ‘Blue’ ou la ‘Yellow’? Toute la série des Cowichans mérite sa place dans votre jardin. Des tons chaleureux et non agressifs, une forme ronde unique et un œil qui vous fera fondre.

    Primula polyanthus ‘Venetian Cowichan’ (04/06/2015)
  • #4 P. polyanthus ‘Gilded Ginger’. Une floraison tellement généreuse dans des tons d’or et de feu. Une indispensable!

    Primula polyanthus ‘Gilded Ginger’ (21/05/2015)
  • #5 P. polyanthus ‘Marine Blues’ pour finir en bleu, la plus jolie des couleurs florales.

    Primula polyanthus ‘Marine blues’ (17/05/2015)

Et l’humain (moi) a su sélectionner de magnifiques polyanthus doubles, en voici quelques unes :

  • Double beurre

    Primula ‘Double Beurre’ (28/06/2016)
  • Double bleue

    Primula polyanthus ‘Double Bleue’ (09/05/2017)
  • Double citron

    Primula polyanthus ‘Double Citron’ (19/05/2017)

À noter que, génétiquement parlant, les P. polyanthus offrent une grande variabilité que le semeur doit accepter. Si l’hybrideur/semencier sérieux vend des graines de plants pollinisés à la main (Barnhaven.com, Jelitto.com), il n’en reste pas moins que les semis offriront une certaine variabilité. Les plants offriront un éventail de coloris représentatifs d’une certaine « Forme » ou « Groupe ». Il faudra donc, éventuellement, effectuer une sélection parmi les semis lors de la première floraison. Pire, lorsqu’il s’agit de semis ‘double’, seulement 25% des semis auront le caractère double. Qui plus est, il faut parfois attendre la 2ème floraison pour être certain du caractère ou des couleurs.

Le métier, bénévole ou non, de semeur de primulas demande beaucoup de patience.

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1/4 Primevères et madeleines !

Longtemps, j’ai cru que le jardin d’ombre (ou plutôt de mi-ombre) était un jardin peu fleuri. Il fallait s’y contenter des crocus printaniers, puis, plus tard, des hampes d’hostas (que certains aiment tellement… qu’ils les mettent au compost. Ceci dans le meilleur des cas). Les heuchères ou les astilbes aussi nous font de petites explosions roses ou blanches, bref, rien pour pâmer la jardinière. Bien sûr, j’exagère, il y a quelques beautés (Cimicifuga, Corydalis…).

Il faut savoir aussi que, fraîchement immigré de France, un « ami » agronome québécois m’avait dit que, dans notre coin perdu de Lanaudière, aucune fleur ne survivait, sauf les Pieds-d’alouette, les Pivoines aussi, ouf !!! Pourtant, un jour, parce que je suis nostalgique, et que je fonds dès qu’on me parle de madeleines et de joies enfantines, j’ai eu envie de primevères au jardin. Ma visite aux Jardins de Métis peu avant n’est pas étrangère non plus à ce début de folie.

Le genre Primula recouvre plus de 400 espèces, mais de ma jeunesse, je retiens la Primula acaulis (ou vulgaris) une fleur jaune-beurre, simple, au bout d’une tige. La seule primevère digne de ce nom pour ma mère, la primevère des talus normands, amoureuse des sols acides. Un ton tellement particulier, qui évoque la fragilité printanière.

Primula ‘Traditional Yellows’ (20/05/2016)

Il y a aussi le coucou de mon adolescence poitevine (Primula veris), au jaune plus soutenu de bouton d’or. Plus florifère mais moins romantique aussi, il préfère les talus plus alcalin. Du coucou, on appréciera les descendants aux tons flamboyants P. ‘Coronation Cowslips’ ou le fabuleux P. veris Hose in Hose ‘Lord Alfred’.

 

Primula veris Hose in Hose ‘Lord Alfred’ (25/05/2017)

Bien avant, nos ancêtres, ou du moins leurs contemporains anglais, savaient déjà que les différents types de primevères pouvaient s’hybrider sans trop de difficultés. Tellement qu’ils ont réussi à créer une nouvelle « espèce », la primevère polyantha, un mélange de plusieurs espèces européennes qui donna une fleur plus grosse et surtout déclinée en de multiples couleurs.

 

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